09 décembre 2009 @ 10:10
C'est un rituel ancien. Je le tien de toujours alors je l'ai appelé. Il n'avait pas de nom avant. C'était un rituel innomable d'ailleur c'était injuste, ni vil, ni dégoutant, rien à voir avec la cervelle de l'ennemi dégustée à la petite cuillère. C'est un rituel secret. Intact et clandestin. Je ne peux vous écrire son nom: le chuchoter en Arial signerait promptement ma perte. Mais je vous affirme qu'il existe. Que je l'ai accompli hier soir. Parce que j'avais besoin de preuves, de preuves concrètes, vous comprenez.

Une lettre imprimée, même une photocopie dans n'importe quelle police, on la croit brute et vierge de toute glu organique. Une lettre imprimé ça autant d'esprit qu'un miroir et ça ne peut se traverser. Je le pensais aussi. Alors une lettre c'est des mots. Rien que des mots. Des mots caramels bonbons et chocolats. Qui hachent le menuet guilleret des phrases, parfois entaillent les ventricules en minaudant museau poudré, qui rivalisent sans s'essouffler la marquise sortit à cinq heures: son carnet de bal s'est suicidé. Mais les mots, même emperruqués, ça fini toujours par parler. Mais une fois mort, ça va de soi.

C'est un rituel ancien mais il a fait ses preuves. Il revèle le goût des lettres, de toutes les lettres, c'est impossible de se tromper. Et celle que j'ai mangée ce soir avait celui de lâcheté : je crois que je me suis fait de la corne sur la langue...
 
 
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Humeur actuelle: blank
Musique actuelle: flight of the concord
 
 
08 décembre 2009 @ 07:40
Nous avons goûté avec des sushis le riesling 2007, du vignoble des côtes d'ardoise (environ 14$ +taxes au marché des saveurs).

Au nez il est très agréable. Ça sent le bon riesling avec une toute petite touche tropicale en prime et une délicate note pétrolée (habituellement caractéristique d'un plus vieux riesling).

En bouche il est par contre un peu mince et possède cette même intense acidité que nous avions remarqué dans le seyval carte d'or du même vignoble. Nous y retrouvons aussi agréablement la même minéralité qui semble caractéristique du terroir. En somme, c'est un petit blanc pas méchant et sans prétention.

En liste pour prochaines dégustation, une bouteille de rouge De Chaunac 2005 du vignoble les Brome et un mousseux méthode champenoise 2005 du vignoble Cep d'argent.
 
 
08 décembre 2009 @ 00:58
J'ai peur de retourner au Vietnam. J'y vais à reculons, est-ce que c'est normal? Pourtant c'est sans doute la meilleure destination pour les fruits, la bouffe, les plages...

Ce sont les désirs de Derick qui nous ont tous poussés à y aller. Moi je serais restée ici... je voulais dire quelque chose mais j'avais peur de déplaire à Derick - j'ai toujours peur de déplaire à Derick.

Je l'aime et je sens lui devoir ça. Parce qu'il me supporte et tout le concept de ce qu'est Derick pour moi. Mais tout ça ne l'empêche pas de me décevoir, lui.

J'ai envie de lui faire mal des fois, juste parce que j'arrive pas - avec les mots - de lui montrer la douleur que j'ai lorsqu'il s'en fout. Il ne voit rien, n'entend rien... alors je veux lui faire ressentir.

::::

Ma fin de semaine, une drôle de fin de semaine. Rencontres et retrouvailles, famille et découvertes... je ne sais quoi en retirer.

J'ai regardé un film avec mes parents, un peu angoissant, mais très bien construit. L'angoisse que le "mal" existe vraiment. Il ne semble pas existé autour de moi, mais il pourrait exister puisqu'il semble exister ailleurs. Cela me fait penser à mon rêve, celui ou nous habitions dans un endroit moisi, et ou des champignons poussaient... c'était malsain.

Ca me créer des peurs tout ça. J'espère ne pas ressombrer dans une ère de dépression comme l'an dernier... ya comme une sorte de désillusion que je dois faire face, mais je ne sais pas trop laquelle. ça me fait chier.

En même temps, ça va bien... sauf que j'ai peur de découvrir que tout est illusion, faux, que je me suis faite embarquée dans une façon de voir les choses... un peu comme les gens qui achètent des chateaux de cartes sur la banlieue.

Je tiens tellement à ce que les choses soient vraies autour de moi, sinon j'ai peur. Je préfère les choses mécaniques qu'électriques, les voiliers aux bateaux, la fourrure au synthétique..... je suis tanée de me faire bousculer de partout, de payer 5 sous mes sacs d'épicerie SOUS le prétexte que c'est pour l'environnement... JE SUIS TANNÉE de l'hypocrisie.
 
 
Humeur actuelle: confused
 
 
07 décembre 2009 @ 12:05
Sometimes, I'm in a "pictures are healthy" mood.




What about you?

 
 
Humeur actuelle: cold
 
 
06 décembre 2009 @ 23:05
je lui ai demandé pour se voir prochainement.
Que je ne voulais pas être a pain in the ***


Il a esquiver la demande.
4 examens dans la prochaine semaine...

Je vais encore poireauter.

Malgré tout, il trouve le temps de faire changer ses pneus, planifier l'achat d'un sapin de noel... mais rien pour écrire un petit mot ou lacher un coup de fil.

Fait chier.
 
 
05 décembre 2009 @ 01:39
Le party de Noel du travail est souvent un évènement que l'on tente de fuir... en général, je boycotte le tout une année sur deux, pour diverses raisons.

Règle générale, les conjoints, quoi qu'invités, viennent rarement. Ce qui se résume à plus ou moins de visages nouveaux, ce qui d'une part empêche les histoires saugrenues dont nous entendons toujours parler lors d'un party de bureau, de l'autre part, empêche la vue potentielle de futur candidat...(lire ici qu'une pourrait inviter un ami... et non un conjoint/chum/fiancé... je ne touche pas a ce genre de chose)

L'organisatrice du tout avait une idée en tête. Un tel (T) sera présent... "il me reste seulement à savoir s'il est célibataire, il ferait un bon parti... blablabla..." À prime abord, je n'ai aucune idée de qui est T, soit disant anesthésiste. Jusqu'à aujourd'hui, ou un homme de la salle d'op venant consulter un dossier correspondait à la description jadis mentionnée.

Quelques heures plus tard...

Quelques personnes sont seulement présentes... il y a 3 petits groupes... les secrétaires des médecins (que peu connaissent), les infirmières et de l'autre... quelques hommes... dont T seul et unique intrus nouveau à cette soirée.

Le cocktail était donc le moment idéal pour tenter d'en savoir un peu plus sur cet homme. Je m'incruste à leur petit groupe, on fait les présentations... discute de tout et rien.

Il est perfusionniste, soit celui qui s'occupe de la machine coeur-poumons lors de l'opération, vient presque tout juste de sortir de l'école (oui il semble jeune et les 3-4 ans d'études qu'il a du faire me fait penser au pire...) Son papa travaille dans le marketing et vient de publier un roman érotique dont le personnage principal se prénomme T. Il semble faire un peu de sports... et fait sa maîtrise qui ne lui servira pas à grand chose (selon ses dires)...

Vient le temps de choisir des places pour s'asseoir... il vient vers notre table, mais le tout est complet.. dommage. Il prendra la seconde... assis tout juste derrière moi.

Souper, discours et cie...
Intelude sur le fait qu'il n'est pas question que j'aille à l'avant et chanter "like a virgin" cette année (karaoke oblige), une fois était déjà de trop. Le chirurgien demandant si le titre de la chanson me correspond... Je l'ai tout de même échappée belle, ayant gagné un truc, j'ai du me rendre chanter une tounne... like a virgin faisait partie de leur sélection, mais ils m'ont épargnés et soulagée puisque comme le tout fut jouer, je n'avais plus à craindre que mon nom soit envoyé sur une petit bout de papier avec ce titre.

Le chef de chirurgie prend la parole, remercie untel, unetelle... souhaite la bienvenue a T et ajoute "que pour toutes celles qui se posent la question, que T est célibataire" (toujours bon à savoir) et ajoute par la suite... "en fait, je pensais à * (lire ici mon nom)" Vraiment mais vraiment embarrassant... le mec sait clairement à qui il fait référence et je suis juste en face de lui...

Le chef continue sur la même vague, en venant quelques minutes plus tard, me mentionner qu'il peut m'organiser le tout avec T. Et il semble avoir fait la même chose avec T.

Il vient comme tellement de tout ruiner mes plans... c'est clair qu'on ne peut pas vraiment se retrouver à jaser seul à seul...

Je réussi à me trouver un ami pour venir chanter "pourquoi t'es dans la lune". T ne connais pas les BB. Ce qui en dit long sur l'idée de "c'est un trop jeune".

Je passe le cahier de tounes à leur table... il vient nous demander ce que nous chanterons... j'attends un peu... tant qu'à ne plus ou moins pouvoir discuter avec lui, je joue la game du chirurgien en lui demandant s'il souhaite rendre Dr heureux et lui propose un duo "t'es mon amour, t'es ma maitresse"...

Il refusa.

On me tire afin de faire quelques pas de danse et m'amène strictement pas discrètement à ses côtés.

Une poignée de main, un bec sur les 2 joues, un à la prochaine termina le tout...
Alors que boss est à m'offrir un lift... T est toujours là... (et j'ai su non discrètement mentionné ou est mon petit chez moi... )

J'ai patienté histoire de peut-être entendre un... "c'est sur mon chemin, tu souhaites que je te dépose... "

Il restera toujours ses visites sur le département.

Bref une belle soirée
J'aimerais bien lire le roman de son papa également (curiosité oblige), mais je me vois mal lui demander s'il peut me prêter une copie...
 
 
 
02 décembre 2009 @ 10:18
Je réalisais l'autre jour à quel point j'étais dégoûtée d'entendre les universitaires qui s'inquiètent de leur avenir se dire en riant qu'ils feront tel ou tel travail dégradant si leur belle petite carrière ne levait jamais. Ils parlent avec dérision de cet avenir où ils seront peut-être serveur au graisseux du coin. Ils ne se gênent pas pour s'en moquer. Ça ne leur arrivera pas. Il ne faut pas s'inquiéter. Ils trouveront bien un quelconque travail tout aussi dégradant, sinon bien davantage, qui les payera chèrement. Payés chèrement, ils n'auront pas à se plaindre de leur vie souillée. Ils auront tout ce qui compte : de l'argent pour faire la fête et une réponse décente à l'importante question « Que fais-tu dans le vie ? ».

Je pense à ça moi aussi, comme eux. L'avenir m'angoisse. Je travaille pour avoir une vraie liberté où je serai payée chèrement pour faire toutes les choses que j'aime le plus au monde. Je ne l'aurai peut-être jamais. D'être bien persuadée qu'il n'y a qu'une chose que je suis capable de faire dans la vie ne m'avance pas. On ne me donnera pas une place parce que je serais incapable d'être ailleurs. Après tout, quelqu'un peut-il être vraiment capable de supporter un travail dégradant bien payé ou non? Je ne crois pas.

Un jour, j'étais dans un resto graisseux avec des universitaires. Je voulais mourir de honte. Je ne songeais qu'à fuir. On m'aurait trouvée étrange. Sans doute l'étais-je de toute façon. Pourquoi alors m'en être empêchée? Je voulais épier l'horreur jusqu'au bout. Dans ce restaurant de toute évidence cheap où les menus « santé » sont là pour les poissons, à la table des universitaires, on a commandé des pizza croûte mince. Je ne voulais pas me faire remarquer, je voulais être la plus petite que possible. J'ai commandé aussi une pizza croûte mince. Elles étaient dégoûtantes comme les salades que les universitaires commandaient fièrement. Et ils ne sont pas gênés pour chier sur le restaurant à haute voix. Leurs belles critiques résonnaient. J'étais là, avec eux, complices de tout leur mépris affiché sans honte. Ils ne seront jamais serveurs dans un graisseux du coin. Ils ne seraient même pas capables. Ils donneront sans réserve leur âme au plus offrant.
 
 
Musique actuelle: Arion Ensemble, Daniel Taylor, Stephen Stubbs & Suzie LeBlanc - Giulio Cesare, H
 
 
29 novembre 2009 @ 22:44
Il est chez voisin-voisine.
J'entends sa voix, son rire... quelques brides de conservation.

Je viens tout juste de faire réparer mon stéthoscope, et il serait bien de le tester. Le retrouve parmi mes bagages... J'entends des trucs genre "elle", "black list", "chum"...

Il a quitté vers 23h00, alors qu'un bonne soirée retentit jusqu'à mon lit.


En Jardin, je me disais qu'il aurait pu profiter de mon absence et de ma clé chez les voisins pour:

-Peinturer le tout (quoi que je ne suis pas certaine que j'aurai apprécié)
-Installer un petit cadre (juste pour dire coucou, je suis passé)
-Laisser une lettre, un fleur, des morceaux de chocolat sur l'oreiller...

Ou à tout le moins, juste faire clignoter cette petite lumière du répondeur histoire de me souhaiter un "bon retour"
 
 
29 novembre 2009 @ 22:13
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28 novembre 2009 @ 19:32
Je suis heureuse, j'ai peut-être trouvé mon némésis! Reste à voir si le candidat est vraiment à la hauteur du titre. C'est important, un némésis est un ennemi avec de l'envergure. Les ennemis avec peu d'envergure ne méritent, de toute façon, pas de s'appeler ennemi. Un némésis, c'est un ultime ennemi, c'est l'Ennemi à abattre. Ça me plaît de croire qu'il pourrait être de taille, ça donne à mon dégoût pour sa personne un peu d'intérêt. S'il est vraiment mon némésis, je pourrai rendre ça public un jour. J'écrirai un long texte pour décrire sa terrible personne.

***

Je déteste les discussions avec les rares vrais intellectuels, plus âgés que moi évidement. Ils ont toujours raison. Une fois de plus, je reconnais mes erreurs de débutante et la force de l'expérience. Un jour, j'emmerderai la planète comme ça. Je serai une vieille sage et j'aurai toujours raison. Prenez-en note (surtout toi, cher némésis, prépare-toi tu en auras bien besoin)! Il ne me reste qu'une chose à faire : travailler! Mon front est déjà en sueur.

 
 
28 novembre 2009 @ 17:46
Ce soir, je me laisse émerger par la rancune. Je permets à l'amerturme d'envahir viscieusement le plus profond de mon être. La haine et le mépris font maintenant partis de ma vie.

Fucker.
 
 
Humeur actuelle: sad