Les déceptions

  • 14 mai 2008 at 9:41 PM
Tu rencontres tes terribles démolisseurs et liquidateurs au Graben, et tu te laisses aller un instant à la sentimentalité, et tu te laisses inviter Grentzgasse, et en plus, tu y vas, pensai-je dans le fauteuil à oreilles. (p. 20)
Des Arbres à abattre
est sans aucun doute un des romans les plus importants. J'y pense souvent lorsque je suis sur le point de défaillir. J'ai  surestimé récemment ma connaissance des chutes. La journée fut longue et j'ai cherché la manière de bien tomber. Je ne suis jamais tombée, je pense, mais ça ne saura tarder. Ça m'arrivera un jour ou l'autre. Dans pas long. C'est nécessaire, je le sais. Je ne voulais pas partager de longs épanchements de mon coeur. Il serait bien plus intéressant de parler Des Arbres à abattre. Je suis trop fatiguée. Demain peut-être.
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En pure perte

  • 14 mai 2008 at 9:46 PM
Il y a certainement quelqu'un

Il y a certainement quelqu'un
Qui m'a tuée
Puis s'en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite

A oublié de me coucher
M'a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffret ancien
Les prunelles pareilles
À leur plus pure image d'eau

A oublié d'effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue

Anne Hébert, Le Tombeau des rois


Livejournal tracker

Hi.

  • 14 mai 2008 at 8:24 PM
I guess I should start with introductions.  I'm Jordan and I'm 16 years old.  I don't want to post any pics though cause I'm ugly.

PTlens software

  • 14 mai 2008 at 3:50 PM

PTlens est un petit software à seulement 15$ pour corriger les distorsions de lentilles (très utiles entre autre pour corriger les distorsions de linéarité des lentilles grand angle). Il corrige aussi les abérations chromatiques du S5is et les distorsion de perspective !

Si j'ai bien compris ils ont une database de différentes caméra/lentilles et la S5is est déjà dedans. Cela permet de rapidement effectuer les corrections.

Presque trop beau pour être vrai !

A essayer.

I usually listen to this type of music with my Audio-Technica CK7 or Sony EX90 because the ER6 just can't provide such unatural deep bass as we can ear on a Blutengel album.

I'm now making an exception. To help the bass I cranked Mach3Bass to maximum on my Iaudio7. My purpose is to concentrate on the voices, the ER6's speciality. It feels like removing a veil. Those ER6 are SO sharp and clear and tight it is amazing. Even the lowered bass is still very nice to ear when it is so tight (yes, even with maximum Mach3bass setting).  I would not use the ER6 for this music on a regular basis but it is still an interesting test. Everything is ultra sharp. Every sounds snaps like furious whips. This is an ultra technical listening experience.

(I'll have to repeat all those tests later in lossless format when I receive the original CD. That will be like removing another veil, I expect quite an experience from it as the production work on Labyrinth already sound exceptional on MP3s).

Dreaming...

  • 14 mai 2008 at 10:18 AM
Based on a few research, reviews and experimentations so far, I came to the conclusion I won't be able to get a shallow depth of field ( sharp subject and blured background) with my S5 unless I take a portrait from far away using lots of zoom (which also mean I will need lots of light). Another way if to take it on macro mode but it strangely accentuate depth and you also need to take the picture from no more than about 2 feet from the subject. I got a nice outside shot of my mother and daughter that way but as I said it looks a bit strange. Call it "artistic" if you prefer ;-).


OK, that's it, I want a real,  full frame dSLR camera.  Actually when I finally buy a dSLR, it will have to be full frame. The Canon Rebel won't be enough because it is not full frame like a standard 35mm camera. Until then, I can survive with my 5Sis slr-like. The Canon 5D would do.  Not top of the line but still a great camera.

Body without lens : about 2400$. 

Add about 1000 for a good general purpose zoom (something around 35mm-80mm)

This 1000$ 24mm wide angle would be amazing:

This other 135mm/f2 1000$ lense is also to die for . Great for portrait with superb control of the depth of field, something I really can't do with my S5is (the full frame of the 5D would also helps). Zoom lenses are fun but always a tradeoff. With a fixed lens, you get a fully optimized (and usually faster) result.
 

Add 2500$ for  a good powerfull zoom.



If I manage to go through this project management certificate and get the job that should follow, that should come within my reach one day. I'm already accepted in the program but the most difficult part remains: to do it full time, 5 courses per session and survive without salary until I find a job with at least some management responsibilities. I guess that's why I need to dangle this candy in front of me...

Le bonheur d'accueillir

  • 14 mai 2008 at 7:34 AM
Sans raison apparente, je me sens particulièrement euphorique ce matin. Nous avons hébergé hier ma belle-mère et l'hébergerons à nouveau demain. Entre temps, elle profitera de la seule nuit d'hôtel qu'on lui a gracieusement offert pour un colloque de deux jours, ô générosité! Bien que je sois toujours trop stressée avant de recevoir à la maison nos familles, la chose m'a rendue très heureuse.

Pouvoir enfin accueillir quelqu'un chez nous me ravit. Je l'ai déjà dit, c'est une des raisons pour lesquelles nous voulions déménager dans un appartement plus grand. Il n'en était pas ainsi dans notre ancien appartement. Pendant les premières années, nous avions bien permis à quelques jeunes gens téméraires de dormir chez nous quoique notre appart ne s'y prêtait guère, mais dans les derniers mois - et même plus que ça - ce n'était vraiment plus possible. Comme je l'ai déjà raconté, notre appart était rendu si inhabitable, avec les murs de salle de bain pourris, puis les punaises contre lesquels nous menions un combat de tout instant (mais bon, ça, ça n'arrive pas seulement dans des apparts dégueulasses comme l'était le nôtre), que nous n'osions plus inviter personne, que ce soit des amis, de la famille ou d'«autres sortes de relations ». Et puis, nous n'avions pas de table de cuisine... Maintenant, nous avons une grande table de cuisine et je songe même à faire éventuellement l'acquisition de deux chaises supplémentaires pour pouvoir être huit à table, ce qui est tout à fait possible en considérant la taille de notre table.

Ce qui m'enthousiasme encore plus, c'est d'acheter un beau futon chez Futon d'or. Cette dépense est un peu inconsidérée puisqu'il y a quantité de choses que nous n'avons pas encore fini de payer - loin s'en faut -, mais cet achat est prioritaire à mes yeux. Et puis, tant qu'à acheter un futon, autant qu'il soit beau et confortable! Après tout, nous voulons que nos invités puissent bien dormir quoique nous ne disposions pas - hélas - de chambre d'invités et que ce futon sera confiné dans le bureau... C'est un grand bonheur, vraiment. de recevoir chez soi.

*****

Après avoir pris connaissance de la merveilleuse chaleur annoncée pour aujourd'hui, j'ai décidé de revêtir ma robe à pois pour accueillir l'été. Après le boulot, je crois que je ne résisterai pas à la terrasse de la Brûlerie et à un de ces fameux Moka Mont-Blanc. Café et crème glacée... Extase! Sans doute après irons-nous voir My Blueberry Nights de Wong Kar Wai. Il y a trop longtemps que je suis allée au cinéma pour voir un bon film. Les rares fois où je suis allée dans les derniers mois (deux ou trois fois à peine), c'était simplement parce que j'avais besoin de me retrouver au cinéma. Mais tous les bons films qui sont sortis pendant tout ce temps - et il y en a eu quantité! -, je les ai manqués. No Country For Old Men? Manqué! There Will Be Blood? Manqué! Paranoid Park? Manqué! Et j'en oublie sûrement.

Ah les rebelles

  • 14 mai 2008 at 7:31 AM
En sortant faire des courses à la boulangerie ce matin, je me suis aperçue que la jeunesse rebelle de HoMa avait bien oeuvré cette nuit. La place Valois possède maintenant un énorme graffiti : « Pas de bourgeois dans mon quartier ». J'ai fait exprès de marcher sur les lettres fluo et spécialement sur le bourgeois. Le même graffiteur avait laissé d'autres belles pensées : « École = prison », « Fuck the Police », « The Zen is Dead » et « Le capitalisme [j'oublie le reste, mais vous avez compris le principe] ». Ça faisait drôle de sentir une présence à travers ces phrases qui soutenaient ma marche jusqu'à la boulangerie.

***
Ma tendre et douce amoureuse, qui ne savait pas encore que je venais de vivre ce parcours de graffitis, m'a dit en serrant passionnément ma taille : « Ma fausse rebelle ». J'adore tous ses noms. Je ne l'aimerais pas tant si elle n'ajoutait pas l'adjectif en question, si elle était dupe. Je ne fais pas de sarcasmes du tout. Julie est impitoyable. Ce qui est très bien. Si elle ne l'était pas envers moi, je la mépriserais.

Blutengel Labyrinth

  • 13 mai 2008 at 3:16 PM


Je suis un peu en retard, le dernier album de Blutengel date déjà de l'an passé mais bon, j'en suis à ma 3e écoute alors je me permets un petit review.

À la première écoute je n'étais pas trop certain. Sur cet album, Blutengel nous présente une nouvelle chanteuse ( Ulrike Goldmann ). Sa voix est plus profonde et intéressante que la petite voix de pétasse de (la tout de même adorable) Constance Rudert. Notez bien que cette dernière est toujours présente dans le groupe. 

Chris Pohl est d'une grande forme vocale, bien supérieur aux précédents albums. Il se rapproche parfois (en arrivant à sa cheville, ce qui est déjà beaucoup) de Alexander Veljanov. En fait toute la production sonore est supérieure; c'est un plaisir à entendre avec de bons écouteurs. Soit dit en passant j'utilise mes Audio-Technica CK7 sans me gêner sur le BBE et Mach3Bass effect de mon Iaudio7 pour ce genre de musique. Ça défonce !

Quoi penser de la composition ? On reconnait parfois des influences de Depeche Mode des années 90. À d'autres moments ça me fait penser à Diary of dream. Le son est aussi plus souvent Goth que simplement EBM (bien que presque toutes les tounnes se dansent très bien). La voix plus sombre et mystérieuse de Ulrike contribue à cela. 

J'aimerais plus de pièces où on entend clairement les trois voix mais bon, dans l'ensemble c'est bien, très bien même. Blutengel à évolué et nous offre un album mieux peaufiné, plus mature.Même les paroles sont souvent un cran au dessu de leur moyenne plutôt basse. Tout est plus subtil, plus pensé, mieux travaillé qu'avant. Oui on retrouve encore leur thème vampire-romantique mais il me semble que ça passe mieux. 

Définitivement
un de leurs meilleurs albums sinon le meilleur. 

Si je devais présenter une tounne comme étant ma préférée, je serais tenter de dire Dreamland mais le choix n'est pas facile à faire. En fait j'aime le petit coté DM des années 90 dans cette pièce. Je me demande aussi si la pièce s'addresse à leur nouvelle chanteuse (supposition potin facile j'avoue).

Après des années à écouter Blutengel en MP3, je me décide finalement à acheter Labyrinth et Angel Dust. Ce sera ma deuxième tentative avec Storming the Base, j'espère que cette fois ils auront ma commande en stock, la dernière fois pour une commande de Cinema Strange ils avaient du me rembourser, leur site non a jours montrant des albums qu'ils n'avaient même pas.

Dreamland:

In the darkness of the night
The fear crawls into your soul
Your heart beats faster than before

You are staring at the wall
And you pray that he won't come again to touch you

Follow me, my little angel
I'll lead you to your dreamland
Where everything feels different
Where you can be yourself

Take my hand and spread your wings
I bring you to your dreamland
Where you will feel no pain
And we will care for you

He destroys your youth
Every night he pretends to love you
And you wish that you were someone else

There is so much pain
Paralysing all your thoughts
You just want to fly away

Follow me, my little angel
I'll lead you to your dreamland
Where everything feels different
Where you can be yourself

Take my hand and spread your wings
I bring you to your dreamland
Where you will feel no pain
And we will care for you


Quelques ruses

  • 12 mai 2008 at 9:28 PM
Il n'y a pas plus culotté et habile que le milieu corporatif. Il exige ta fidélité et ta dévotion comme si vous partagiez un lien réel, humain, et, ce faisant, te prend tout, mais ne te procure rien en retour, vraiment rien, sinon un salaire - toujours dérisoire, au demeurant. Et le pire, c'est que dans la plupart des cas, il réussit. Non, il n'y a plus habile ni plus monstrueux.

Évidemment, à chaque fois - et ça m'est arrivé souvent - qu'on loue mon travail, je suis quand même heureuse qu'on salue mes efforts, mais en même temps, j'ai l'impression qu'on me rit au nez. Que j'aie toutes ces qualités que vous me prêtez, je veux bien, mais qu'est-ce que ça m'apporte de concret à moi? Pas grand chose. Pas même un meilleur salaire. Je ne suis pas dupe. Je sais très bien que même si j'avais été une employée moyenne, j'aurais eu droit aux mêmes augmentations - rares et peu élevées. Mais que voulez-vous, je suis ridiculement perfectionniste dans tous les domaines. Je suis simplement incapable de bâcler quoi que ce soit.

Alors mon travail, je le fais à la perfection, mais il ne faudrait quand même pas ambitionner et me demander de faire autre chose. Ça m'a valu aujourd'hui de me mettre à dos ma nouvelle patronne. Si c'est le cas, c'est dommage, mais c'est bien tant pis pour elle. Il faut maintenir une certaine décence dans la vie.

Il me semble que si tu demandes à quelqu'un - à qui tu viens, par ailleurs, de prouver qu'on ne voue pas une si grande considération qu'on ne le prétend - une question telle « Est-ce que ça te dérangerait de faire tel truc? », il y a quand même de bonnes chances que cette personne te réponde: « Oui, ça me dérange. Mais ce n'est pas comme si j'avais exactement le choix, alors je le ferai quand même. » Évidemment, mis à part l'hypocrisie du procédé - comme si c'était une véritable question - ce qui est insultant c'est qu'on réagisse comme si je faisais des caprices. J'ai donc fini par lâcher: « Tu sais, si on était aussi prompt à souligner notre travail qu'à nous ajouter des tâches, je serais ravie de le faire! » On m'a répondu, dans un pur esprit corporatif, qui feint l'humanité pour mieux te soutirer quelque chose: « Ce n'est pas une tâche qui est ajoutée, c'est un service qu'on demande. » Difficile, dans une telle situation, de ne pas répondre: « Je ne vois vraiment pas quel service je dois à l'entreprise. Des services, ça se mérite. » Alors dans une manoeuvre encore plus pernicieuse et typique corporative, elle m'a dit: « Mais c'est à moi que je te demande de rendre service. » Le pire, c'est qu'elle le pense probablement. J'espère que non pour elle. Ça s'est donc terminé à peu près de la même façon que ça avait commencé: « Je le ferai mais parce que je n'ai pas le choix, pas parce que ça m'enchante. »

Alors maintenant, ma patronne a une dent contre moi et j'ai peut-être des collègues qui ont réussi à gober sa subtile tentative de me faire passer pour une prima donna, comme si j'étais quoi que ce soit d'autre qu'une fille qui, pour des raisons qui échappent à presque tout le monde mais que je trouve malgré tout justifiées, avait accepté de vendre ses services à rabais pendant beaucoup plus longtemps que les autres. Ouais, c'est ça! Je suis la diva du cheap labor! Quelle gloire! Heureusement que je m'amuse. En plus, je faisais aujourd'hui une des choses que j'aime le plus à mon boulot: former un nouveau collègue, assez chou, de surcroît. Ma journée aurait donc été assez parfaite si ce n'eût été de cet incident. On ne peut pas tout avoir, il paraît...

Équipement photo

  • 12 mai 2008 at 4:54 PM
Je pense que je vais re-vendre le téléobjectif et le wide angle de Canon. Le téléobjectif est innutile avec ma caméra qui fait déjà 12X et j'ai maintenant trouvé un bien meilleur wide angle, le Raynox HD-6600Pro58 (voir exemple sur ce lien en bas de la page) qui ne fait presque pas de distortion et est plus large (X.66 au lieu de x.75). Le gros avantage est qu'il demeure très linéaire. ( Qu'est-ce que tu penses de ça mon Gilles ?).

Le bug c'est qu'il semble qu'il y ait une légère distortion inverse si on ne pose pas de façe (par exemple une bâtisse prise d'en bas en regardant vers le haut). Peut être est-il préférable d'utiliser une lentille qui distortionne normalement pour ensuite corriger l'abération à l'ordinateur si on pose surtout des bâtisses  (apparament que ça se fait mais je n'ai pas encore essayé). Pour des paysages et des photos de groupe par contre, c'est une autre affaire. Autre avantage par rapport au Canon : le Raynox permet d'attacher d'autres lentilles à l'extérieur, tel qu'un filtre UV (très utile pour photographier des paysage, les deux devraient quasiment venir ensemble à mon avis). La Raynox corrige la distorsion mais les coins se retrouvent un peu hors focus... On ne peut pas tout avoir.



Si j'arrive à vendre les deux adapteurs Canon, ça devrait couvrir les frais du Raynox et peut être même un fltre UV B+W extra-wide fait pour ce type de lentille que j'ai vu chez B&H. Le devant de ce filtre sort à 86mm pour éviter le vignetting... Ça commence à faire une belle lentille ça !

J'ai aussi trouvé un adapteur 58mm en aluminium de Lensmate pas cher.  Plus robuste que celui en plastique de Canon, il permet aussi un meilleur contact avec les lentilles dont l'anneau est en métal. Il font aussi un 52mm. Si je vais de l'avant avec l'idée du Raynox, je vais y aller pour cette fixture de meilleur qualité.


...thinking.... 

Edit: Je vais attendre au moins quelques semaines de plus et faire plus de tests avant de décider. Peut être pourrais-je simplement ajouter un plus large et économique Opteka et corriger digitalement la distorsion, au moins je ne me ramasserais pas avec les coins un peu flou, ce qui est impossible à corriger par la suite.

La dureté du monde

  • 12 mai 2008 at 3:38 PM
Elle m'a dit que j'utilisais des mots durs pour décrire ma personne. À son avis, c'était parce que je voulais lui dire que la chose était importante à mes yeux, que je ne voulais pas la duper sur ce que j'étais et que je ne voulais pas me duper. J'utilise des mots durs tout le temps et je considère que tout est important. Il ne faudrait pas y voir un signe extraordinaire. Je n'en reviens pas, au lieu de lire mon cher Jean, suis-je vraiment en train d'écrire à propos de ça? Je pourrais donc devenir une quétaine avant d'avoir trente ans. Dieu! Je raconte ma vie sur Internet depuis tellement longtemps. Tous les éléments les plus intimes de ma petite existence y sont passés de manière allusive ou de façon plus littérale. Je ne jouerai pas la pudique aujourd'hui. Après tout vous pouvez bien penser que j'ai des interlocuteurs imaginaires, que la femme dont je parle n'existe pas. Je ne raconte que la vérité, mais vous ne pouvez pas en être certains et j'ai, en effet, des tonnes d'interlocuteurs imaginaires. Souvent ce sont des personnes réelles à qui je ne parle pas, ou pas assez, ça dépend. Je préfère que vous croyez que j'invente des conversations que de passer pour une quétaine. Elle avait sans doute un peu raison. Je n'aime pas l'expression les « mots durs ». Durs, je ne sais pas, ce n'est pas le mot juste. Il y a aussi toute une question d'effet esthétique qu'elle écarte. Mes mots étaient un peu tranchés, mais mon esprit est subtil. Il ne faut pas se laisser avoir.

Elle faisait sans doute un lien avec l'idée de l'intimidation. Elle a dit le mot une fois. Je crois que c'était en relation avec tout ce qu'elle m'a dit par la suite. Je vais mettre une chemise blanche la prochaine fois. J'ai peur qu'elle ajoute les vêtements noirs dans le lot des procédés d'intimation. Il faut que j'arrête d'analyser tout ce qu'elle pense. J'en suis incapable. Ça m'obsède. Elle est peut-être une autre de mes interlocutrices imaginaires finalement. Les personnes timides sont-elles vouées à devenir intimidantes pour survivre? Je ne peux pas m'imaginer intimidante de toute manière. C'est comme imaginer ma mort, ça dépasse mes capacités de représentation. J'évolue dans un milieu violent dont l'intimidation est une des manières les plus prisées pour s'imposer, puisqu'il faut s'imposer. J'ai peut-être développé ça moi aussi. Je suis dans une quête pour devenir un meilleur humain. Il y a loin de la coupe aux lèvres! À mon avis, je ne suis pas trop dure, je suis trop fragile. Je deviens facilement émotive et je suis incapable de le cacher. Je n'y arrive pas après des années d'effort. J'ai décidé de laisser faire. Je serai émotive toute ma vie. Ma sensibilité est tellement exacerbée. C'est impossible à manquer. En voulez-vous des émotions, j'en ai. Je les donne. Je ne suis pas vraiment perturbée par ceux qui pourrait me croire faible.

Et puis, c'est quoi des « mots durs » ? J'emploie les mots précis, des mots denses. Peut-être que la densité du sens dans un mot peut être perçue comme une dureté? Sans doute. Il faut épargner tout le monde. Le monde est peureux en général. Les gens ne veulent pas que les mots disent quelque chose. Ce sont ces gens-là qui oseront prétendre que le langage n'est pas adéquat. Je crois très fort au langage. J'ai foi dans le langage. Et puis, je suis crissement tannée d'épargner tout le monde. Un peu de nerfs, allez! Je rêve de grands affrontements et je suis sans adversaire. Ça ne veut pas dire que je désire de la violence. Bien au contraire, je cherche à m'en débarrasser, de la mienne d'abord. Je suis une personne violente. La chose est lancée. Personne ne le sait réellement. Pour être un meilleur humain, il faut se départir de toute violence surtout de celle du système, que j'ai trop fréquenté et que je fréquenterai encore. Je serai capable d'apprendre. Je peux endurer tellement de violence. Il faut seulement que je sache comment m'en départir après, tout en demeurant une bonne personne. J'ai beaucoup d'estime pour l'être humain. Je le prouverai par le respect, si j'y arrive.

Travail et loisirs

  • 12 mai 2008 at 12:59 PM
Lorsque Julie est sortie travailler ce matin, je lui ai dit : « Je passe la journée avec Jean ». Je parlais de Jean Genet bien sûr. Je l'ai laissé tomber. Je n'ai pas lu une seule ligne depuis mon réveil. Je n'ai pas arrêté de travailler pourtant. Je vois bien que ça sera difficile de me consacrer à ma thèse à temps complet. À la maison, je me lance dans de grandes passions de femme au foyer. Entre le ménage, je travaille sur d'autres projets - oui, j'ai d'autres projets - où je devais régler des trucs importants avant de pouvoir lire. Il faudrait que je commence à compter mes heures et à me faire des horaires. Dieu, quelle vie! Je devrai presque prendre rendez-vous avec Jean pour arriver à terminer Pompes funèbres. Ce n'est pas tellement romantique comme relation à la littérature. Oh que non!

L'autre jour, dans un contexte que je ne décrirai pas, une femme m'a demandé si j'avais du temps pour des loisirs. Il faudrait voir ce qu'on entend par « loisir »... Dans la société hyperfestive, on s'inquiète lorsqu'un citoyen ne semble pas assez prendre part à la fête générale. Je m'amuse tout le temps, si c'est ce que la question cherchait à savoir. Je suis une enthousiaste et j'aime profondément ce que je fais. Je m'amuse sans doute plus que les gens qui ont des « loisirs ». Je n'étais pas dans un contexte où je pouvais expliquer mes théories sur les loisirs. J'ai joué le jeu. J'ai répondu en riant que j'avais plein de « loisirs », que j'étais excessive dans tout.  Ça l'a rassurée. Elle a pensé que j'étais, pendant quelques instants, une trouble-fête et j'ai réintégré les rangs des festifs. Ouf!

the open war

  • 12 mai 2008 at 11:25 AM
Rien ne m'est plus désagréable que de ne pas comprendre. Lorsque j'envois un drapeau blanc à un être humain qui je crois m'a pris en grippe, dieu sait pourquoi d'ailleurs (je suis un miracle sympathique amical) et qu'on me répond du vide, je sais que j'ai fait ce que j'ai pu. Il ne me reste donc qu'à hausser les épaules et à passer à un autre sujet. Je ne pousserais pas plus loin mon interrogation, tu m'as prit en grippe, d'accord. Tu ne veux pas me dire pourquoi re-d'accord. J'imagine que je n'ai qu'à vivre avec même si je ne sais pas le pourquoi du comment et m'arranger pour t'éviter afin de te faciliter la vie, ce que je ne ferrais pas car moi, dans ma dignité n'est point de problème à te cotoyer.

Ça va me tracasser encore un bout de temps car j'ignore le pourquoi du comment, si je pouvais admettre un tord ou un quiproco la chose serais plus simple. Non, je persiste me laisser dans le néant est pour moi la pire des tortures. Je peux me morfondre en repassant en boucle advitam eternam les situation qui aurait pu créer ce froid. Je vais survivre, je n'en ferrais pas le sens de mon existence j'ai bien d'autres chats à fouetter. Mais, reste que ça me chicote un brin.

Tree hugger

  • 12 mai 2008 at 7:06 AM
Jamais n'ai-je avant ce printemps observé avec tant d'intérêt l'éclosion de bourgeons. Pourtant, lorsque j'habitais avec Dany, il y avait aussi un arbre devant la fenêtre du salon, arbre que j'aimais tendrement et dont j'avais pleuré amèrement l'abattage. Je me sentais cependant moins liée à la destinée de cet arbre qu'à celle de l'arbre devant notre maison, dont les branches recouvrent notre appartement presque entier. Sans doute parce que j'étais moins liée à cet appartement - que je n'avais jamais réussi à considérer mien - qu'à l'appartement qu'Amélie et moi habitons où j'ai enfin trouvé un home, pour la première fois en plus de dix ans.

Notre arbre a mis beaucoup plus de temps que les autres à déployer ses feuilles. Il faut dire qu'il est au nord, enfin au nord-est, je crois, si on prend en considération la position singulière de la ville. Il est donc normal qu'il ait été beaucoup plus lent que son voisin au sud, enfin, au sud-ouest. En à peine une semaine, ses bourgeons ont finalement presque complètement éclos. Ça me rend heureuse, moi qui me sens aussi au nord. Bientôt, ce sera mon tour. On trouve de l'espoir où on peut.

Voilà pour le romantisme du lundi matin. Ça me permet presque d'oublier momentanément que je me passerais bien des journées à venir. Ça me permet aussi d'oublier à quel point ces journées me vident. Elles ne sont même pas commencées que déjà je me sens vide et morte. Le bonheur. En ce moment, je n'ai rien à dire, en réalité, mais j'écris quand même parce que c'est la seule façon que j'ai trouvée pour me sentir moins vide et morte. Bien sûr, je pourrais aussi me mettre à penser aux prochaines années qui m'attendent, mais j'essaie de ne pas le faire. Ce serait assez catastrophique. Honnêtement, je ne vois pas comment je vais y arriver. Une chose est certaine, je ne peux pas rester au sein du milieu corporatif... Alors où?

*****

Et maintenant, je saigne du nez, ce qui est toujours chez moi un signe de bonheur et de détente. Tout est parfait.

11 mai 2008

  • 8:34 PM
Parfois, l'oraison du miracle s'accompli sans qu'on ne puisse faire autrement. C'est le méga pouvoir du principe de survie; face à l'adversité, j'ai l'impression que tout le corps se charge d'une adrénaline mystique qui lui confère alors un giga pouvoir, le temps de la résolution de la quête.

 Prenons quelqu'un par exemple, disons moi pour faire bonne figure: Samedi, jour de gloire, je devais faire transférer des rush sur dvd, la sortie firewire de ma mini-dv étant devenu morte(mortalité par ailleur d'une nature inconnue). Je me rendais donc souriante et volicilante en siflotant la pimponaise à mon lieu de transfert favoris où habituellement contre l'échange d'un billet mauve j'obtiens un jolie dvd avec toutes les conneries que j'ai pu filmer sans question ni regard suspect. Cependant, malheur étant, mon cher lieu de transfert se voyait assiégé par une horde de commande et il n'avait pas le temps de me faire mon transfert. Je me voyais mal car le lendemain à la première heure je me devais d'associer ces images avec une narration et des effets visuels ajoutant au divertissement visuel. J'en étais fort heureuse car mon monteur, un être si pur, m'avais promis d'être à peu près à jeûn pour une fois.  Je me voyais mal, le chronomètre venait d'apparaître au bas de l'écran, il ne me restait qu'un minable 20 heures pour trouver une sollution de rechange. Fidèle à une vieille habitude, je me mis donc à angoisser toute en effectuant les prochaines tâches mondaines qui était sur ma liste. Le problème me grugeait et je me sentais tétanisé face au chronomètre qui défilait à toute vitesses les précieuses heures me séparant du moment final. 

Fière représentante de la nouvelle génération, (on m'a élevé dans le sacro saint principe que lorsque tu as un problème tu es mieux d'en parler, 724 têtes valent souvent mieux pour résorber un problème), je glissais donc par-ci par-là, aux hasard des rencontre, que j'avais urgent besoin de trouver une caméra pour le lendemain midi sans quoi, j'allais devoir me présenter les mains vides. C'est vers les 4 heures du matin, alors que j'enchaînais un 10e vodka-litchi-canneberge sur la terrasse de mon pote Yan, en contemplant la ville d'un air béat, que la solution se présenta sous la forme de Ben. Je connais le Ben depuis l'époque de jadis, il fait partie de la cohorte qui ont partager dans l'harmonie et le bonheur la commune sur St-Laurent.  Un long processus de négociation s'ensuivi et c'est ainsi que vers les 5 heures du matin, je mis la main sur une superbe canon 3 ccd, pure merveille de la technologie hdvd. Je pus donc retourner faire la fête chez Yan jusqu'à 7hre30 le matin l'âme en paix.

L'ordre du monde

  • 11 mai 2008 at 7:01 PM
« Ëtes-vous sûr qu'on ne puisse plus le ressusciter ? »

La folie de cette question ne m'apparaît même pas aujourd'hui, car ce n'est pas la raison qui la pose, mais mon amour. N'ayant pas de savant sous la main, c'est moi-même que j'interrogeai. J'attendis la réponse en frémissant d'espoir. L'espoir, en effet, faisait frémir tout, autour de moi et en moi. J'attendais une merveilleuse invention que l'espoir seul pouvait trouver.

Ce frémissement, c'était le battement d'ailes précurseur d'un vol. Je sais qu'une résurrection n'est pas possible et ne l'était pas alors, mais je ne puis admettre qu'en ma faveur l'ordre du monde ne soit
troublé. J'eus un instant l'idée de payer un homme, un fossoyeur, pour déterrer ce qui restait de cet enfant, afin de tenir dans mes mains un os, une dent, afin que je sache encore qu'une telle merveille que Jean avait été possible. Mon pauvre Jean-sous-terre. J'eusse même permis qu'il revînt parmi nous sous n'importe quelle forme : celle de deux morceaux de bois noirs zébrés de céruse plaqués l'un contre l'autre comme une guitare fantastique et muette, reposant dans un lit d'herbes sèches, au fond d'un édicule en planches, loin du monde, et d'où il ne sortirait pas, fût-ce pour prendre l'air, même la nuit, même le jour. Quelle serait sa vie sous cette forme de guitare grossière sans corde ni médiator, parlant difficilement par une fente de la planche, se plaignant de sa condition? Cela m'est égal. Il vivrait et serait présent. Il serait au monde et je lui mettrais du linge blanc tous les jours. Or, mon chagrin, qui me faisait délirer, invente cette floraison dont la vue m'est une joie. Plus Jean se transforme en engrais, plus les fleurs qui poussent sur sa tombe m'embaumeront. Le goût de la singularité, l'attrait de l'interdit, concoururent à me livrer au mal. Comme le bien, le mal se gagne peu à peu par une découverte géniale qui vous fait glisser verticalement loin des hommes, mais le plus souvent par un travail quotidien minutieux, lent, décevant.

Jean Genet, Pompes funèbres, p. 80-81

***

J'aime si tendrement Jean Genet. Vous n'avez pas idée! Je ne l'ai presque pas lu pourtant... J'ai honte. Je vais m'y mettre puisque je songe à travailler sur Pompes funèbres. J'adore la présence importante de l'amour et de la douleur qui se mêle à la vulgarité et à la sentimentalité. Tout y est tendre et amoureux au sein d'un monde froid et brutal. Dans Pompes funèbres, tout est si beau, si sensible, et tout le monde s'y fait enculer, au sens littéral, bien sûr. J'écris des banalités, je sais. J'espère que j'arriverai à écrire des trucs plus intéressants dans quelques semaines. Pour l'instant, je voulais copier un long passage.

Aveux

  • 11 mai 2008 at 1:06 PM
Je suis, je le déclare enfin officiellement, dans ma période rose. Reste à savoir ce que ça signifie.

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Saviez-vous que la mère de Marcel Proust le surnommait, comme la grand-mère du narrateur dans La Recherche, sa petite souris? Ma mère aussi me surnommait sa petite souris lorsque j'étais enfant... À vous d'établir les autres liens. Je blague! Quoique...

Lorsque je pense à mon enfance, j'ai l'impression d'avoir si peu de souvenirs. C'est que je cherche mal. J'essaie de me rappeler de grands événements, alors que dans les faits, les détails du quotidien sont tout autant sinon beaucoup plus significatifs encore. Pendant de nombreuses années, à chaque jour de la semaine, ma mère venait me réveiller de la même façon, en chantant une sorte de comptine qu'elle avait inventée: « Hi! Hi! Hi! la petite souris, elle-va tu se réveiller? » Je ne me rappelle pas qu'on m'ait chanté de berceuses au coucher, enfin, je n'en ai aucun souvenir, mais elle avait développé ce rituel qui faisait de mes réveils parmi les plus doux et les plus beaux du monde. Pas un matin où elle aurait, pressée, omis de rituel. Ce n'était pas particulièrement long, mais plus long que de dire: « Julie, lève-toi! » Ça ne l'empêchait pas de prendre le temps, comme elle a toujours pris le temps pour nous.

Tant qu'à aller dans les détails du quotidien de mon enfance, allons-y d'un autre. Il s'agit presque d'un aveu, en réalité. Pendant de longues années, jusqu'au début de mon adolescence et même un peu après, plus longtemps, bref, - enfin, je crois - que la majorité des jeunes filles, je laissais à ma mère le soin, à chaque matin, de me brosser les cheveux et de me les coiffer. J'aurais pu revendiquer mon indépendance bien avant et affirmer que j'étais parfaitement capable d'y arriver par moi-même, mais j'avais déjà décidé qu'il valait mieux profiter de la douceur du contact d'autrui que de me targuer d'être indépendante. Peut-être bien aussi que ma mère me faisait sentir que je n'arriverais pas à me coiffer seule, comme elle l'a fait si souvent à propos des tâches ménagères, mais je ne crois pas. Il me semble que c'était vraiment ma décision. Quoi qu'il en soit, c'était un moment très doux et tendre. Il y a peu de choses que j'aimais davantage dans ma journée que ce moment où elle parcourait mes cheveux.

Évidemment, tout ça me ramène à cette affirmation que j'ai maintes fois répétée à l'oral et à l'écrit, selon laquelle me faire jouer dans les cheveux est presque meilleur qu'un orgasme. (Presque est ici très important, notez-le!) Cette affirmation, d'ailleurs, je l'assume toujours. Se faire jouer dans les cheveux constitue vraiment une des choses les plus extraordinaires en ce monde. Ça justifie presque d'exister... Pour qui me joue dans les cheveux, je suis prête à peu près à n'importe quoi. Tenez-vous le pour dit! Si un jour vous voulez me soutirer un secret d'État, il n'est pas nécessaire de déployer un grand arsenal; il suffit de me jouer dans les cheveux! Enfin, avec cet aveu à propos de l'importance qu'a eu dans ma vie le brossage de mes cheveux par ma mère, avec le rappel de ma célèbre affirmation et avec tout ce que tout le monde sait à propos de mon orientation sexuelle, on peut déployer une belle analyse toute en subtilités! « Ah, c'est pour ça! »

Et j'aime beaucoup ma mère. Je ne suis pas avec elle aujourd'hui parce que je dois travailler. Mais je n'avance guère. Alors c'est très idiot de me priver de la sorte. Une fois de plus... Avant que ça ne devienne définitivement ma spécialité, je vais donc finir.

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À défaut d'être avec ma mère, je m'enveloppe de belles voix féminines comme celles de Marissa Nadler, My Brightest Diamond, Cat Power et Feist - que j'ai fini par aimer, assez intensément en plus, malgré mes réticences initiales.
Albertine Bouquet est une nymphomane notoire, une intellectuelle lubrique et également une écrivaine. Elle est l'auteure du célèbre Manifeste pour une pornographie intellectuelle. Son blogue, Albertine retrouvée, entremêle ses récits, lectures et son feuilleton baladodiffusé, L’Avarie des viandes.

Il semble que sa vie sexuelle littéraire ait été portée disparue pendant deux longues années. Elle remet en ligne ce vieux journal, ouvert en 2002, pour vous offrir de la pornographie pour intellectuels comme il ne s'en fait pas. Elle baise des femmes et des hommes, sans distinction.

Ses influences en matière d'érotisme littéraire sont Marcel Proust, La Bible, William Burroughs, Louis-Ferdinand Céline, Jean Genet, Hervé Guibert et Michel Houellebecq. Elle a quelques furieuses obsessions mais peu d’imagination.

Derrière Albertine Bouquet se cache un projet mené à quatre mains par Julie Boulanger et Amélie Paquet.

Vous pouvez la rejoindre à albertine (@) arkanox.net.





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