Je regardais un épisode de Salad Fingers aujourd'hui et je me suis rappelée une rumeur. Pour la grande histoire, cette série d'animation en Flash bien connue des geeks, disponible sur Internet, met en vedette le personnage principal et ses puppet friends: Jeremy Fisher, Marjory Stewart-Baxter et Hubert Cumberdale (Oh, j'adore tellement la sonorité de ces noms!). On peut résumer le contenu en quelques mots : « sick and wrong » ! Si vous ne connaissez pas déjà cette série, je dois dire qu'il vaut la peine de se plonger dans son atmosphère anxiogène. Dans le deuxième épisode, « Friends », le héros se pique volontairement le bout du doigt sur un crochet. I like it when the red water comes out. I like it when the red water comes out. Il faut entendre sa voix. La vue du doigt ensanglanté m'a fait penser à une toute autre histoire. Nous restons quand même dans le sujet puisqu'il s'agit d'un autre phénomène Internet.
Je lis avec une passion qu'il serait bien indécent de décrire les dernières nouvelles du laboratoire de Soubresaut. Je le révèle ici, mais n'allez pas le raconter partout, mes chers lecteurs, je suis une grande timide. Vous vous demandez toutefois de quelle manière je peux mettre en relation les aventures de Salad Fingers et Soubresaut, jeune homme qui ne semble pas du tout malsain. Tout est dans le doigt! Ensanglanté, de surcroît! J'ai su entre les branches l'autre jour que l'homme s'était blessé dans son laboratoire. Ne me demandez pas d'où ça vient, c'est « d'entre les branches ». Je crois que ce n'était pas exactement dans son laboratoire. La scène gore s'est passée à l'extérieur. Enfin, ça importe peu, puisque d'une manière ou d'une autre, le doigt devait rentrer au bercail un jour ou l'autre, donc forcément revenir au laboratoire. Entre ses lectures, il serait cuisinier. Il fut cuisinier, selon ce qui circule dans les cercles secrets de la blogosphère, cette époque glorieuse derrière le couteau prendrait fin bientôt. Le doigt fut sans doute découpé parmi les légumes. Je conçois aisément qu'il fut bien difficile pour lui de reprendre ses activités intellectuelles suite à l'accident. Autant sur le clavier que dans les livres, un doigt tranché, ou blessé j'exagère un peu pour l'effet, ce n'est pas très pratique.
Vous savez ça m'embête cette histoire parce que j'avais entendu une autre rumeur à son sujet. Il paraît qu'il utilise ses talents, développés à la sueur de son front en cuisine, pour attirer des jeunes femmes dans son antre. Fort rusé, mais le sang et les ambitieuses conquêtes ne font pas bon ménage. Pour moi qui suis née dans les années quatre-vingt, en 1980 pour être très précise, je sais que les fluides sont dangereux. Bad, bad, bad! Je ressens pourtant un désir intense de fluides. Je n'explique pas en détails, vous comprenez. Quoi qu'on en dise, je ne tiens pas à tout prix à être vulgaire. And I can swear to you, my boy, swear to you, that there's nothing wrong with my bodily fluids. Not a thing, Jackie. Il ne faut pas. Je sais. Je devrais me préserver du contact avec le moindre fluide. Aussi attirant, soit-il. Et pourtant, lorsque j'invite un futur partenaire d'ébats endiablés, il n'est pas rare que je serve à boire, de la bière par exemple, dans des verres identiques, afin de pouvoir les intervertir discrètement et de provoquer un échange de fluide. Je prends de l'avance sur ce que nous ferons plus tard. Ma petite stratégie peut fonctionner tant que ça reste secret. Cela dit, pour Soubresaut, il ne peut vraiment plus recevoir avec un doigt ensanglanté. Ça exposerait la jeune femme à tant de dangers. Même s'il désinfectait tout, on ne sait jamais. Ça résiste en diable les vilaines bêtes qui se cachent dans les fluides. Je lui souhaite un prompt rétablissement, s'il ne l'est pas déjà. Je sais que les temps sont durs. Nous ne sommes plus à l'époque où l'on pouvait faire des pactes de sang avec son meilleur ami sans craindre de danger.
Je lis avec une passion qu'il serait bien indécent de décrire les dernières nouvelles du laboratoire de Soubresaut. Je le révèle ici, mais n'allez pas le raconter partout, mes chers lecteurs, je suis une grande timide. Vous vous demandez toutefois de quelle manière je peux mettre en relation les aventures de Salad Fingers et Soubresaut, jeune homme qui ne semble pas du tout malsain. Tout est dans le doigt! Ensanglanté, de surcroît! J'ai su entre les branches l'autre jour que l'homme s'était blessé dans son laboratoire. Ne me demandez pas d'où ça vient, c'est « d'entre les branches ». Je crois que ce n'était pas exactement dans son laboratoire. La scène gore s'est passée à l'extérieur. Enfin, ça importe peu, puisque d'une manière ou d'une autre, le doigt devait rentrer au bercail un jour ou l'autre, donc forcément revenir au laboratoire. Entre ses lectures, il serait cuisinier. Il fut cuisinier, selon ce qui circule dans les cercles secrets de la blogosphère, cette époque glorieuse derrière le couteau prendrait fin bientôt. Le doigt fut sans doute découpé parmi les légumes. Je conçois aisément qu'il fut bien difficile pour lui de reprendre ses activités intellectuelles suite à l'accident. Autant sur le clavier que dans les livres, un doigt tranché, ou blessé j'exagère un peu pour l'effet, ce n'est pas très pratique.
Vous savez ça m'embête cette histoire parce que j'avais entendu une autre rumeur à son sujet. Il paraît qu'il utilise ses talents, développés à la sueur de son front en cuisine, pour attirer des jeunes femmes dans son antre. Fort rusé, mais le sang et les ambitieuses conquêtes ne font pas bon ménage. Pour moi qui suis née dans les années quatre-vingt, en 1980 pour être très précise, je sais que les fluides sont dangereux. Bad, bad, bad! Je ressens pourtant un désir intense de fluides. Je n'explique pas en détails, vous comprenez. Quoi qu'on en dise, je ne tiens pas à tout prix à être vulgaire. And I can swear to you, my boy, swear to you, that there's nothing wrong with my bodily fluids. Not a thing, Jackie. Il ne faut pas. Je sais. Je devrais me préserver du contact avec le moindre fluide. Aussi attirant, soit-il. Et pourtant, lorsque j'invite un futur partenaire d'ébats endiablés, il n'est pas rare que je serve à boire, de la bière par exemple, dans des verres identiques, afin de pouvoir les intervertir discrètement et de provoquer un échange de fluide. Je prends de l'avance sur ce que nous ferons plus tard. Ma petite stratégie peut fonctionner tant que ça reste secret. Cela dit, pour Soubresaut, il ne peut vraiment plus recevoir avec un doigt ensanglanté. Ça exposerait la jeune femme à tant de dangers. Même s'il désinfectait tout, on ne sait jamais. Ça résiste en diable les vilaines bêtes qui se cachent dans les fluides. Je lui souhaite un prompt rétablissement, s'il ne l'est pas déjà. Je sais que les temps sont durs. Nous ne sommes plus à l'époque où l'on pouvait faire des pactes de sang avec son meilleur ami sans craindre de danger.





