Je me suis bien amusée de cette histoire de Laura l'immortelle qui a défrayée les manchettes. Ce petit vaudeville dans les médias. D'abord, la jeune auteure, une enfant, avait, disait-on, un peu imité un film. La pauvre petite innocente ne savait pas. Elle n'avait pas vraiment vu le film en question. Elle s'était faite jouée par une inconnue sur le net, qui lui avait raconté une histoire sortie tout droit du film Highlander, sans dévoiler sa source, l'encourageant à utiliser ce qu'elle disait être son idée. Son éditeur, qui n'avait pas, selon ses dires, lu son roman au complet, était à ses côtés, prêt à la défendre farouchement et ses parents, son père surtout, par devant le scandale soutenaient leur jeune prodige. Quel beau portrait. Et puis, ô coup du sort, la jeune Marie-Pier Côté avait été bien plus malicieuse qu'on n'avait cru à prime abord. Elle avait piqué le texte d'un internaute. Le roman était en réalité un fanfic publié sur un site consacré à Highlander. La jeune écrivaine n'avait pas écrit une seule ligne dudit roman. L'éditeur se retourne, poursuit sa famille pour 30 000$ et envoie les revenus à l'auteur véritable. Le titre n'est plus disponible sur le site de l'éditeur. Et le papa, il tente toujours d'excuser sa pauvre enfant. Elle ne savait pas. C'est drôle, moi, à 12 ans, je connaissais crissement la notion de plagiat. C'est quand l'enseignant à l'école décolle les bureaux pour un examen et qu'on n'a pas le droit de regarder sur la copie de l'autre. Le plagiat, c'est la première chose qu'on nous apprend à l'école. Avant même de savoir écrire, on sait qu'il ne faut pas plagier.
Lâchez-moi avec l'innocence. Les enfants sont evil! La psychanalyse ne cesse de le redire. Je dois bien avouer que, sur ce point, elle a vu juste. Les enfants sont monstrueux. Voilà tout est là. À partir de là, la faute revient à qui? Visiblement à l'éditeur, qui même s'il ne peut pas totalement se prémunir contre le plagiat, est un imbécile, une blague dans le monde de la littérature. Il a comparé sa jeune auteure qui n'a jamais écrit une ligne à Mozart. Il devait la publier, même si elle avait à peine 12 ans, afin de ne pas faire éclater le génie dans l'oeuf, saboter le potentiel inouï, commettre une des pires infamies contre l'humanité! On s'entend-tu pour dire que ce livre en vente dans toutes les pharmacies près de chez vous n'a rien d'un chef d'oeuvre, à peine si ça peut être nommé de la littérature. Il y a pas d'urgence à publier de la merde.
À ce moment-ci, vous vous demandez pourquoi je raconte tout ça. Vous la connaissez, l'histoire. Elle est dans tous les journaux québécois. Est-ce qu'il y a une leçon à titrer de ceci? Que l'humain est abject? Certes, mais ça, on le savait déjà. Où est-ce que je veux en venir alors? À la petite loi toute simple que la vertu n'est pas là où on aimerait la voir. Tous les gens qui excusent la jeune auteure méprise la force des enfants. Ça ne veut pas dire que la fille est finie, qu'elle sera toujours prisonnière de son destin. Non. C'est juste que ça démontre une fois de plus que les vertueux ont tort. Il n'y a pas de lucidité sans amerturme.
Lâchez-moi avec l'innocence. Les enfants sont evil! La psychanalyse ne cesse de le redire. Je dois bien avouer que, sur ce point, elle a vu juste. Les enfants sont monstrueux. Voilà tout est là. À partir de là, la faute revient à qui? Visiblement à l'éditeur, qui même s'il ne peut pas totalement se prémunir contre le plagiat, est un imbécile, une blague dans le monde de la littérature. Il a comparé sa jeune auteure qui n'a jamais écrit une ligne à Mozart. Il devait la publier, même si elle avait à peine 12 ans, afin de ne pas faire éclater le génie dans l'oeuf, saboter le potentiel inouï, commettre une des pires infamies contre l'humanité! On s'entend-tu pour dire que ce livre en vente dans toutes les pharmacies près de chez vous n'a rien d'un chef d'oeuvre, à peine si ça peut être nommé de la littérature. Il y a pas d'urgence à publier de la merde.
À ce moment-ci, vous vous demandez pourquoi je raconte tout ça. Vous la connaissez, l'histoire. Elle est dans tous les journaux québécois. Est-ce qu'il y a une leçon à titrer de ceci? Que l'humain est abject? Certes, mais ça, on le savait déjà. Où est-ce que je veux en venir alors? À la petite loi toute simple que la vertu n'est pas là où on aimerait la voir. Tous les gens qui excusent la jeune auteure méprise la force des enfants. Ça ne veut pas dire que la fille est finie, qu'elle sera toujours prisonnière de son destin. Non. C'est juste que ça démontre une fois de plus que les vertueux ont tort. Il n'y a pas de lucidité sans amerturme.
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