Je t’envie. J’aurais bien baigné de cette façon dans la semence digglerienne. Il produit un effet fou ce mec. Je crois que tout le monde voudrait plonger dans ses fluides. La fin du monde devrait se dérouler dans un Déluge de sperme, de son sperme à lui.
Dans « Der Übermensch », je supprends mon ami Louis les culottes à terre, alors qu'il vient d'entamer en secret une carrière de star porno.
Der Übermensch
Salut Louis. C'est moi. J'ai rencontré une fille récemment. Une des plus grandes amatrices de porno qu’il m’ait été donné de rencontrer ! Sans blague, je suis sans voix. Valérie est désormais ma receleuse officielle de porno. Elle m'a prêté un film qu'elle m'avait chaudement recommandé. Elle m’a juré qu’il y avait une bite incroyable dedans, comme je n’en avais sans doute jamais vue.
Tu connais sûrement ce film, puisque tu y étais. À l'écran. Cachottier, va ! J’arrive pas à croire que tu ne m’en avais jamais parlé ! La première image de toi que j'ai vue mettait en scène ta bite. Une belle introduction à ton corps. Sur le coup, je ne t'ai pas reconnu. Pas de la bite. J'ai éprouvé toutefois un vague sentiment de familiarité devant sa rigidité. Tu dois te dire que j'exagère. Nous n'avons couché qu'une seule fois ensemble ça serait bien étonnant que ce soit ta bite qui me soit restée en tête. Détrompe-toi ! Je ne te regardais pas vraiment quand nous étions nus ensemble. Tu n’en finissais plus avec tes airs d’amant transi sortis de Dieu sait où. Non, ce n’est pas ce que les femmes désirent voir sur le visage de leur amant. Pas moi, en tous cas. Je tentais par tous les moyens de fuir tes regards. Demande-toi pourquoi j’insistais à ce point pour que tu m’encules ! Puis, ça me faisait vraiment trop étrange de te voir de cette façon. Il y avait une barrière psychologique. Tu es un peu comme mon petit frère. Pas pour vrai, mais presque. Tu connais ma rengaine : l’inceste, tant que ce n’est pas avec la famille… Tu me tapes sur les nerfs comme un consanguin véritable. Tu m’énerves, tu suces mon énergie. On dirait vraiment que nous sommes de la même famille. Et pourtant, je t’adore ! Quand je te vois, je flanche. Je suis toujours charmée par ta présence, ta passion et tes petites poses naïves. Si je n’avais pas trop arrêté mes yeux sur ta bite à l’instant où je l’ai vu live, je dois te dire que j’ai bien regardé cette fois. Je n’avais pas le choix. Il faut bien l’avouer le cinéma porno ne donne pas dans la subtilité. C’est pour cette raison que ça me plaît tant. Valérie aussi adore. Une gouine qui aime les films gais. Nous sommes un match parfait.
Tu es le roi du grand plan. Sérieux, on dirait que tu connaissais par cœur tous les plans. Tu te plaçais pour donner le cadre le plus parfait. Tu allais par-delà le caméraman. Je crois qu’en fait tu voulais moduler les séquences selon tes mouvements à toi. T’es vraiment l’être le plus égocentrique que je connaisse, ça ne m’étonnerait pas. Ton partenaire semblait un peu sous le choc de ton assurance. On aurait pu te donner un partenaire un peu moins mollusque pour la première scène. Au moins, le deuxième mec qui entrait était pas mal plus intéressant. Je ne suis pas certaine que tu partages mon impression. Il occupait beaucoup d’espace. Je ne veux pas tourner le fer dans la plaie, mais il t’a vraiment volé la vedette. Quand je l’ai vue, je me suis immédiatement dit : « V’là enfin la bite de Valérie ! » Je ne veux pas être chienne, mais je n’arrivais pas à croire que c’était de la tienne dont elle m’avait parlé ! Elle a beau être lesbienne à 200%, en tant qu’éminente pornophile, je me disais qu’elle ne pouvait pas si connaître si peu en matière de queues. Évidemment, la tienne est tout à fait respectable, mais lui ! Fuck ! On aurait dit le Dirk Diggler de Boogie Nights. Tu sais celui dont le pénis est si gros qu’il atteint le domaine sélect de l’irreprésentable ? Enfin, c’est à peu près comme ça que je parvenais à me l’imaginer. L’ultime homme viril, le résistant, l’enculeur de première, le Dolmancé des temps modernes. T’as été courageux de te laisser enculer par ce gars-là. Je crois que moi, j’aurais été un peu moins téméraire. Ton cul devait vraiment être en feu. Il n’y allait pas de main morte, en plus. Tu bougeais comme si t’avais pas prévu le coup. T’allais plus au devant de la pose du tout, au contraire, tu ne semblais plus en mesure de prendre tes poses. T’as opté en bout de ligne pour celle du mec troublé. Ça te va plutôt bien. Tu l’as travaillé tellement souvent. Tu es le professionnel de l’air de chien battu, du gars qui fait pitié. Ça permettait au Dirk Diggler d’habiter tout l’espace. Il te rentrait dedans au point où tu n’existais plus.
Il a fini par éjaculer le Dirk Diggler, bien après toi, ce qui est assez peu commun pour un enculeur. On aurait dit qu’il éjaculait pour la forme, seulement pour boucler la scène afin que vous soyez en mesure d’enchaîner vers la suivante. Il aurait pu attendre encore des heures. Ses couilles étaient pleines. Rarement, voit-on autant de sperme. Je sais que ce que tu penses. Qu’en sais-je de la capacité de la poche masculine ? Je suis plutôt gouine par les temps qui courent, mais j’ai passé de longs moments avec des hommes. Et j’espère en passer d’autres, mais c’est une autre histoire. Je sais que les couilles ne se remplissent jamais autant que celles du Dirk Diggler. Avez-vous triché ? En fait, a-t-il triché ? Est-ce que vous faites ça dans les films pornos ? Je me demandais vraiment, parce que tout ce sperme, tu dois avouer que c’est troublant. C’était cinématographique, en tous cas. Tu t’es lancé dedans. Je t’envie. J’aurais bien baigné de cette façon dans la semence digglerienne. Il produit un effet fou ce mec. Je crois que tout le monde voudrait plonger dans ses fluides. La fin du monde devrait se dérouler dans un Déluge de sperme, de son sperme à lui. Je suis sûre, d’ailleurs, qu’il suffirait à la tâche. Il doit se passer quelque chose de particulier dans une telle décharge. Elle est si démesurée qu’on veut la connaître au plus près. On veut pouvoir l’éprouver dans ses entrailles. Je prendrais Dirk Diggler n’importe quand, même si la largueur de sa superbe virilité m’effraye un peu. C’est un peu pour ça que je t’appelle. Tu dois connaître le moyen d’entrer en contact avec Dirk. Il doit habiter à Montréal ou pas trop loin. Je t’en prie. Donne-moi juste un indice n’importe quoi pour que je puisse le voir.
Je m’en câlisse s’il est fif. Je vais m’arranger. Il y a toujours moyen de faire craquer la plus solide fifure. Je crois sincèrement que l’être humain est foncièrement bisexuel. Je pourrais tester ma thèse. Je ne suis pas tellement masculine. En fait : pas. Je trouverai bien une manière. Au pire, s’il est vraiment coriace, je ferai semblant d’être un travesti. Je t’en prie, Louis. Rappelle-moi pour me donner des informations sur Dirk Diggler. Je le veux. Je me repasserai la bande avec lui et toi en attendant. Ah décidément, tu n’es pas à ton avantage avec le Diggler. C’est plate pour toi, comme début… À moins que tu m’en caches d’autres ? Aussi quétaine que ça puisse paraître, il est tellement homme. Il te réduit à néant. Il le ferait avec n’importe qui, ne t’en fais pas trop. Je veux justement connaître l’effet que ça produit. Rappelle-moi. Tu connais mon numéro. Ah et, au pire, viens me baiser en me parlant de la queue de Dirk ! Ce sera une consolation. Je serai pas trop regardante !
Après une trop longue absence en podcast, me v'là de retour. Accrochez-vous, je ne vous laisserai plus tomber de la sorte! Avec l'épisode sept, je risque bien de monter d'une coche la complexité narrative du feuilleton. Il fallait poser les choses avant, maintenant nous allons entrer dans le vif du sujet, dans la chair de L'avarie des viandes. À bientôt.
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