Je lisais Le Devoir ce matin lorsque je fus frappée de désespoir. Nous étions vendredi et sur la page B8 je ne pouvais pas lire ma virtuose de la plume préférée. Je blague, bien sûr, mais à peine. Je prends un malin plaisir à lire les suggestions de littérature jeunesse de cette fameuse page. Je perds quelques instants à rêvasser, tous ces vendredi matins où Josée Blanchette parle de littérature jeunesse, à la possibilité de mettre au monde Albertine juniore. Je devrais juste me trouver un enfant à qui lire des histoires, ça règlerait pour de bon cet égarement temporaire. Des enfants, moi? Mon Dieu, non! Ou pas avant 8-10 ans... Ah déjà, on sent ma faiblesse. J'ai honte, je ne devrais pas l'exposer. À la place de l'amatrice de littérature pour enfants qui se croit le boutte de la marde de la plume journalistique québécoise, il y avait le mec soi-disant branché de la rubrique « Sorties ». Il lui manque les lunettes, mais il semble, selon sa photo, avoir le look de l'insignifiance masculine (voir ma description récente). Il recevait pour cette entrevue l'écrivaine québécoise Marie-Sissi Labrèche. Je ne me prononcerai pas, enfin pas maintenant, sur son oeuvre littéraire. J'ai lu un de ses romans et quelques nouvelles. Vous savez toutefois, précieux lecteurs, que nos styles sont différents. Elle dit que son style est « sec et non vulgaire» (Je cite la même entrevue). Moi, j’ai plutôt opté pour le sec et le vulgaire. L'entrevue a eu lieu à l'Atomic Café à côté de chez moi. J'aime l'endroit, bien que je n'y aille pas très souvent. Toutes les vedettes de Hochelaga y sont. Le lieu est bruyant et lumineux. J'adore le silence et les coins sombres afin de travailler en public. Ce n'est donc pas tellement mon genre. À mon grand désespoir d'ailleurs puisque leur café est excellent et que dire des jolis cupcakes!
Le journaliste qui désire soutirer à l’écrivaine son expertise urbaine lui demande : la promenade Ontario a-t-elle changé? Elle qui connaît Shlaggy depuis plus longtemps que moi répond : « Pas vraiment. Quand j’allais à l’école primaire, on venait sur la promenade, qui existait déjà, pour acheter des fournitures scolaires, moins chères ici qu’ailleurs. Je sens un clash, entre ceux qui paient 200 000$ ou plus pour des condos dans des usines rénovées et ceux qui ont de la misère à payer leur loyer. D’ailleurs, je n’aime pas marcher seule le soir, comme je le faisais avant quand j’habitais à Rosemont. HoMa, c’est bien beau, mais si le coût de la vie augmente comme c’est arrivé sur le Plateau, qu’est-ce qu’on va faire des pauvres ». Je ne veux pas m’attarder sur les calomnies au sujet de la vie nocturne. Je l’ai pour ma part expérimentée plus d’une fois. Je ne suis pas particulièrement téméraire et pourtant j’ai eu la frousse bien plus souvent de nuit à Rosemont. Enfin, passons sur les disputes de clocher. J’avoue que ce qui m'étonne le plus dans cette citation, c'est le désir de tenir les pauvres bien ensemble. Je lui concède bien entendu que si le coût de la vie augmente à HoMa les pauvres ne pourront plus y vivre. Notamment en ce qui a trait au prix des loyers. Je ne suis toutefois pas contre l'arrivée d'une richesse dans le quartier. Éventuellement, on aura peut-être des produits de qualité dans une épicerie de la rue Ontario au lieu de devoir piger dans des étalages de fruits et légumes pourris. On peut toujours aller au Marché Maisonneuve, bien sûr, mais ça ne justifie pas le fait ne pas avoir une épicerie décente.
Je vais faire une illustration pédagogique. Si nous organisons un gang bang, nous avons besoin de plusieurs hommes et d'un peu moins de femmes. C'est malheureux! Il faut vivre avec, le principe du gang bang tient dans l'abondance de bites. Évidemment un gang bang ne se réalise pas avec une bande d'impuissants ou d'éjaculateurs précoces. Se faire passer sur le corps est une chose plaisante, certes, mais tout centrer sur le vagin serait une erreur. Il ne faut pas minimiser les vertus de la sodomie, ni celles de la fellation. La réussite de l'activité lubrique repose ainsi sur l'abondance. La présence de fluides, autant féminins que masculins, en quantité et en qualité suffisantes est nécessaire. Dans un gang bang, le clitoris est laissé pour compte, ce n'est pas l'effet qu'on recherche. Il reste néanmoins que de toucher le clitoris un tout petit peu ne fait jamais de tort et ne démolit pas l'enchaînement de bites. Il ne faut pas dénigrer non plus le spectacle de la masturbation des futurs fouteurs. Lorsqu'ils font la file pour arriver au précieux vagin, ils peuvent se toucher à une ou à deux mains et même se servir de la bite d'un voisin. C'est ici que l'impuissant intervient. Puisqu'on ne manquera pas de bites pour satisfaire les dames aux jambes ouvertes, on pourra l'aider. Il peut se faire sucer par un autre fouteur ou tout simplement être enculé si les stimulations directes sur le membre ne fonctionnent pas. Nous allons trouver un moyen de l'intégrer et il pourra peut-être trouver le sang nécessaire, qui lui manquait au départ, pour mettre sa belle queue dans le vagin tant labouré par ses voisins. L'éjaculateur précoce peut aussi se joindre à la partie. Il est précieux même. Il procure les premiers fluides pour que les relations initiales se tissent entre les invités. On peut se servir de son sperme venu trop vite pour chatouiller les vagins ou pour ouvrir les culs des impuissants qu'on devra enculer. Contrairement à sa triste destinée habituelle, dans laquelle son sort se joue en moins de deux, l'éjaculateur précoce pourra se rattraper plus tard, puisque l'événement se construit bien entendu dans le temps. Le secret du gang bang, nous l'avons vu, repose sur l'échange, l'abondance et la diversité. Tous les biens membrés de ce monde n'auraient pas d'intérêt à se servir seuls des vagins. Ils doivent laisser la place aux impuissants et aux éjaculateurs précoces pour faire de l'événement une fête grandiose. Il en va de même de la société.
Le journaliste qui désire soutirer à l’écrivaine son expertise urbaine lui demande : la promenade Ontario a-t-elle changé? Elle qui connaît Shlaggy depuis plus longtemps que moi répond : « Pas vraiment. Quand j’allais à l’école primaire, on venait sur la promenade, qui existait déjà, pour acheter des fournitures scolaires, moins chères ici qu’ailleurs. Je sens un clash, entre ceux qui paient 200 000$ ou plus pour des condos dans des usines rénovées et ceux qui ont de la misère à payer leur loyer. D’ailleurs, je n’aime pas marcher seule le soir, comme je le faisais avant quand j’habitais à Rosemont. HoMa, c’est bien beau, mais si le coût de la vie augmente comme c’est arrivé sur le Plateau, qu’est-ce qu’on va faire des pauvres ». Je ne veux pas m’attarder sur les calomnies au sujet de la vie nocturne. Je l’ai pour ma part expérimentée plus d’une fois. Je ne suis pas particulièrement téméraire et pourtant j’ai eu la frousse bien plus souvent de nuit à Rosemont. Enfin, passons sur les disputes de clocher. J’avoue que ce qui m'étonne le plus dans cette citation, c'est le désir de tenir les pauvres bien ensemble. Je lui concède bien entendu que si le coût de la vie augmente à HoMa les pauvres ne pourront plus y vivre. Notamment en ce qui a trait au prix des loyers. Je ne suis toutefois pas contre l'arrivée d'une richesse dans le quartier. Éventuellement, on aura peut-être des produits de qualité dans une épicerie de la rue Ontario au lieu de devoir piger dans des étalages de fruits et légumes pourris. On peut toujours aller au Marché Maisonneuve, bien sûr, mais ça ne justifie pas le fait ne pas avoir une épicerie décente.
Je vais faire une illustration pédagogique. Si nous organisons un gang bang, nous avons besoin de plusieurs hommes et d'un peu moins de femmes. C'est malheureux! Il faut vivre avec, le principe du gang bang tient dans l'abondance de bites. Évidemment un gang bang ne se réalise pas avec une bande d'impuissants ou d'éjaculateurs précoces. Se faire passer sur le corps est une chose plaisante, certes, mais tout centrer sur le vagin serait une erreur. Il ne faut pas minimiser les vertus de la sodomie, ni celles de la fellation. La réussite de l'activité lubrique repose ainsi sur l'abondance. La présence de fluides, autant féminins que masculins, en quantité et en qualité suffisantes est nécessaire. Dans un gang bang, le clitoris est laissé pour compte, ce n'est pas l'effet qu'on recherche. Il reste néanmoins que de toucher le clitoris un tout petit peu ne fait jamais de tort et ne démolit pas l'enchaînement de bites. Il ne faut pas dénigrer non plus le spectacle de la masturbation des futurs fouteurs. Lorsqu'ils font la file pour arriver au précieux vagin, ils peuvent se toucher à une ou à deux mains et même se servir de la bite d'un voisin. C'est ici que l'impuissant intervient. Puisqu'on ne manquera pas de bites pour satisfaire les dames aux jambes ouvertes, on pourra l'aider. Il peut se faire sucer par un autre fouteur ou tout simplement être enculé si les stimulations directes sur le membre ne fonctionnent pas. Nous allons trouver un moyen de l'intégrer et il pourra peut-être trouver le sang nécessaire, qui lui manquait au départ, pour mettre sa belle queue dans le vagin tant labouré par ses voisins. L'éjaculateur précoce peut aussi se joindre à la partie. Il est précieux même. Il procure les premiers fluides pour que les relations initiales se tissent entre les invités. On peut se servir de son sperme venu trop vite pour chatouiller les vagins ou pour ouvrir les culs des impuissants qu'on devra enculer. Contrairement à sa triste destinée habituelle, dans laquelle son sort se joue en moins de deux, l'éjaculateur précoce pourra se rattraper plus tard, puisque l'événement se construit bien entendu dans le temps. Le secret du gang bang, nous l'avons vu, repose sur l'échange, l'abondance et la diversité. Tous les biens membrés de ce monde n'auraient pas d'intérêt à se servir seuls des vagins. Ils doivent laisser la place aux impuissants et aux éjaculateurs précoces pour faire de l'événement une fête grandiose. Il en va de même de la société.
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