09 février 2012 @ 17:04
Je vous veux tous  
Je découvre Ariane Moffatt des années après tout le monde. Je ne la trouvais pas mauvaise. J'étais strictement indifférente à ses hits. Peut-être que je la trouvais trop joyeuse et légère pour moi. C'est parce que je ne l'avais pas écoutée. Un jour comme ça, j'ai allumé. Il était temps! Je me suis dit : «Fuck, sa voix est tellement pleine de sexe.» Mettons que c'est l'anti-mal-de-coeur-de-pirate. Criss, j'étais bien conne de ne pas avoir compris la profondeur de la voix d'Ariane Moffatt!!! Une voix aussi sensuelle n'est jamais légère et bêtement joyeuse. Je suis gênée d'écouter «Tous les sens» en présence de quelqu'un avec qui je n'ai pas envie de coucher, je me sens aussi mal que si je regardais de la porn avec M. et Mme Bouquet. Petite confession : quand j'écoute «Je veux tout», je me repasse la chanson plusieurs fois juste pour entendre encore et encore le «Je veux tout, Toi et tous tes amis». Ces deux lignes m'excitent tellement. Je vois la scène dans ma tête. Et puis, oui, vraiment, je les veux tous et toutes! 

Je veux tout, mais je veux aussi tout partager. J'ai contaminé en moins de deux Hélène qui est désormais aussi obsédée que moi. J'essaie de convaincre mon anarchiste préféré de l'écouter. Je devrai travailler plus fort pour y arriver. Il résiste encore. La prochaine fois qu'il passe chez moi, je vais attendre qu'il soit bien drogué et je mettrai en douce mes chansons préférées. Il sera bien obligé de céder. J'ai pour mon dire qu'une passion dévorante non partagée n'est pas une passion! J'ai l'âme missionnaire! Je me vois courir dans les campagnes pour répandre la bonne nouvelle : «Écoutez Ariane Moffatt, vous vivrez mieux!». J'accourrai de maison et de maison et j'en profiterai pour faire de nouvelles conquêtes. Des femmes au foyer, ouah, j'adore! Des ouvriers en sueurs, miam! À moi, les régions! 

Tenez pour le fun, je vous cite un passage de «La barricade» que j'adore. Ces quelques lignes, il me semble que j'aurais pu les écrire. Dans la chanson, ça parle d'une histoire d'amour, moi, ça racontrait l'histoire de mes amitiés malheureuses :  «Si tu penses que c'est trop haut pour toi, descends / J'suis pas là pour te faire perdre ton temps  / Si t'me vois comme ta fin du monde va-t'en / Je vais vivre ma fin du monde autrement».