En ville, il y a une fille qui rêve d'outer les vedettes! J'ai déjà écrit à ce sujet, dans un texte où je rêvais de mettre des bombes dans les placards, mais puisqu'elle revient à la charge, je le fais moi aussi. Elle veut des modèles de lesbiennes, elle désire que les lesbiennes se dévoilent pour la CAUSE! Wouah! Quelle militante! Elle est triste qu'une lesbienne célèbre n'ait pas voulu se dévoiler, elle nous raconte, dans un article, son chagrin en prétextant comprendre. Nous ne sommes pas dupes, elle ne comprend rien. Je ne reviendrai pas sur les arguments de mon texte précédent, mais je trouve méprisable de vouloir créer des modèles positifs. Qu'est-ce que ça crisserait aux filles qui mangent leur première chatte de savoir qu'une vedette du star système québécois est lesbienne? Si au moins elle conseillait la lecture de romans parlant de lesbiennes, de bisexuelles ou de transgenres, je la trouverais déjà un peu moins débile. Mais non, elle ne le fera pas, ou sinon avec moins de passion, parce qu'elle veut des modèles bourgeois. Voilà, tout est là! Elle veut des modèles de femmes professionnelles qui donneront le goût aux jeunes lesbiennes d'embrasser le système!
Malgré tout, je comprends bien son petit thrill. Je rêve aussi d'une certaine manière de tout dire, de tout crier ce que je vois autour de moi non pas pour la CAUSE, mais pour TOUTES LES CAUSES. Je vois des horreurs, j'ai envie de les lancer à la face du monde. Si je ne me retenais pas, je vous en garrocherais à la face des choses dégueulasses juste comme ça avec mes petits écrits. Je le ferais à la fois pour vous faire chier, pour vous faire peur, mais aussi dans l'espoir que vous puissiez rêver avec moi qu'un monde plus humain est possible. Au fond, je suis l'envers de cette journaliste, je suis celle qui veut montrer tous les modèles négatifs qui minent notre existence, parce que je crois sincèrement que tout pourrait être autrement. Bernard Émond, dans Il y a trop d'images, cite une phrase du cinéaste italien Roberto Rosselini: « Je ne suis pas pessimiste, car voir le mal où il se trouve tient à mon avis de l'optimisme ». Vous me direz que je m'égare, que je m'éloigne de la cause des homosexuels. Pas tant que ça. Moi, de voir le conformisme du milieu homosexuel et leur désir toujours plus vif de plonger le coeur léger dans la vie mutilée, ça me donne le goût de me crisser une balle dans la tête. Ça me donne envie de me faire exploser le cerveau parce que je veux qu'il gicle, que les morceaux de ma chair se répandent partout et que mon sang tache à jamais notre ostie monde de merde.
Je pense que les lesbiennes, comme tout le monde d'ailleurs, ont plus besoin d'apprendre à voir le mal là il se trouve. C'est le seul optimisme possible, c'est le seul geste qu'on pourrait poser pour la CAUSE et pour TOUTES LES CAUSES.
Malgré tout, je comprends bien son petit thrill. Je rêve aussi d'une certaine manière de tout dire, de tout crier ce que je vois autour de moi non pas pour la CAUSE, mais pour TOUTES LES CAUSES. Je vois des horreurs, j'ai envie de les lancer à la face du monde. Si je ne me retenais pas, je vous en garrocherais à la face des choses dégueulasses juste comme ça avec mes petits écrits. Je le ferais à la fois pour vous faire chier, pour vous faire peur, mais aussi dans l'espoir que vous puissiez rêver avec moi qu'un monde plus humain est possible. Au fond, je suis l'envers de cette journaliste, je suis celle qui veut montrer tous les modèles négatifs qui minent notre existence, parce que je crois sincèrement que tout pourrait être autrement. Bernard Émond, dans Il y a trop d'images, cite une phrase du cinéaste italien Roberto Rosselini: « Je ne suis pas pessimiste, car voir le mal où il se trouve tient à mon avis de l'optimisme ». Vous me direz que je m'égare, que je m'éloigne de la cause des homosexuels. Pas tant que ça. Moi, de voir le conformisme du milieu homosexuel et leur désir toujours plus vif de plonger le coeur léger dans la vie mutilée, ça me donne le goût de me crisser une balle dans la tête. Ça me donne envie de me faire exploser le cerveau parce que je veux qu'il gicle, que les morceaux de ma chair se répandent partout et que mon sang tache à jamais notre ostie monde de merde.
Je pense que les lesbiennes, comme tout le monde d'ailleurs, ont plus besoin d'apprendre à voir le mal là il se trouve. C'est le seul optimisme possible, c'est le seul geste qu'on pourrait poser pour la CAUSE et pour TOUTES LES CAUSES.
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