Hélène et moi avons été séparé pendant quelques jours. Ce fut hier le temps des retrouvailles où nous sommes allées errer au centre-ville. Nous allions regarder Revolutionary Road, en espérant ardemment revoir les seins de Kate Winslet. En ce temps de folie collective pour Kate Winslet, nous avons succombé aussi à la vague. Notre souhait ne fut pas exaucé! Quel drame!
Avant le film, nous sommes allées chiller au Chapters. Nous avions toutes les deux peu d'argent, mais le désir d'acheter un livre. Hélène nous a amené dans la section des romans d'horreur. Nous nous disions récemment que puisque nous aimions tant les films d'horreur cheap, nous devrions lire des romans d'horreur cheap. Le garçon à peine adulte dit que suivant la même logique, je devrais aussi m'acheter des romans de comédie romantique cheap. Que de calomnies! Comme si Albertine Bouquet pouvait aimer regarder des comédies romantiques cheap, personne n'y croit, fort heureusement d'ailleurs. Nous avons opté pour des classiques. Hélène a acheté un livre de Stephen King qu'elle ne voulait pas vraiment. Elle cherchait It qui était introuvable au centre-ville. Elle m'a conseillé un autre classique : Midnight de Dean Koontz. Elle a précisé qu'il y avait beaucoup de sexe et qu'elle avait passé de beaux moments avec ce livre à l'adolescence.
Je l'ai commencé sans plus tarder au retour du cinéma. Je n'ai pas pu aller plus loin que le premier chapitre tant je fus happée par le texte. Il débute avec l'histoire d'une femme qui aime courir la nuit. Une nuit, il lui arrive un événement étrange qu'on ne comprend pas trop bien encore. L'explication est à venir. La femme entend des voix dans la forêt qui lui hurlent des insanités. Worst of all, punctuating those ululant cries were bursts of words, too, spoken, raspily, urgently : "Get the bitch, get the bitch, get the bitch..." Ce n'est qu'un début les voix deviennent plus cochonnes. Alternately keening, panting like dogs, hissing and snarling, her attackers loosed frantic bursts of words as they grabbed at her : "get her, get her, get, get, get...", "want, want, want it, want it...", "now, now, quick, now, quick, quick, quick..." Je me suis imaginée la jeune Hélène, brûlante comme moi du désir de se faire prendre au plus vite, qui lisait ses lignes. Quelle image fulgurante! Déjà toute cochonne et en train de s'imaginer les grands événements érotiques qu'elle allait connaître. Vous comprenez que je ne pouvais pas m'en remettre. J'aurais bien voulu la connaître à cette époque-là et la fourrer. J'investissais, moi aussi, dans ma chambre chez M. et Mme Bouquet, toute mon énergie libidinale dans les romans d'horreur ou les policiers. Même dans les romans de science-fiction... En apparence toute innocente, je connaissais bien l'oeuvre de Philip Jose Farmer. Je devrais en échange donner à Hélène Flesh de Farmer pour lui faire vivre la même sensation que j'ai senti hier.
Avant le film, nous sommes allées chiller au Chapters. Nous avions toutes les deux peu d'argent, mais le désir d'acheter un livre. Hélène nous a amené dans la section des romans d'horreur. Nous nous disions récemment que puisque nous aimions tant les films d'horreur cheap, nous devrions lire des romans d'horreur cheap. Le garçon à peine adulte dit que suivant la même logique, je devrais aussi m'acheter des romans de comédie romantique cheap. Que de calomnies! Comme si Albertine Bouquet pouvait aimer regarder des comédies romantiques cheap, personne n'y croit, fort heureusement d'ailleurs. Nous avons opté pour des classiques. Hélène a acheté un livre de Stephen King qu'elle ne voulait pas vraiment. Elle cherchait It qui était introuvable au centre-ville. Elle m'a conseillé un autre classique : Midnight de Dean Koontz. Elle a précisé qu'il y avait beaucoup de sexe et qu'elle avait passé de beaux moments avec ce livre à l'adolescence.
Je l'ai commencé sans plus tarder au retour du cinéma. Je n'ai pas pu aller plus loin que le premier chapitre tant je fus happée par le texte. Il débute avec l'histoire d'une femme qui aime courir la nuit. Une nuit, il lui arrive un événement étrange qu'on ne comprend pas trop bien encore. L'explication est à venir. La femme entend des voix dans la forêt qui lui hurlent des insanités. Worst of all, punctuating those ululant cries were bursts of words, too, spoken, raspily, urgently : "Get the bitch, get the bitch, get the bitch..." Ce n'est qu'un début les voix deviennent plus cochonnes. Alternately keening, panting like dogs, hissing and snarling, her attackers loosed frantic bursts of words as they grabbed at her : "get her, get her, get, get, get...", "want, want, want it, want it...", "now, now, quick, now, quick, quick, quick..." Je me suis imaginée la jeune Hélène, brûlante comme moi du désir de se faire prendre au plus vite, qui lisait ses lignes. Quelle image fulgurante! Déjà toute cochonne et en train de s'imaginer les grands événements érotiques qu'elle allait connaître. Vous comprenez que je ne pouvais pas m'en remettre. J'aurais bien voulu la connaître à cette époque-là et la fourrer. J'investissais, moi aussi, dans ma chambre chez M. et Mme Bouquet, toute mon énergie libidinale dans les romans d'horreur ou les policiers. Même dans les romans de science-fiction... En apparence toute innocente, je connaissais bien l'oeuvre de Philip Jose Farmer. Je devrais en échange donner à Hélène Flesh de Farmer pour lui faire vivre la même sensation que j'ai senti hier.
Musique actuelle: Tindersticks - Her
1 commentaire | Envoyez un commentaire
