Je voulais répondre aux commentaires de ma dernière entrée, mais j'ai été malheureusement une fois de plus confrontée au manque de clarté et d'ordre du système de commentaires de Livejournal. Je répondrai donc dans une autre entrée. Je suis désolée d'avoir en si peu de mots traité d'une question politique. L'affaire politique de nos jours est si grave qu'elle atteint profondément même les nymphomanes. Comment pourrait-on jouir comme autrefois dans notre monde contemporain, qui n'est peut-être même plus un monde? Je me le demande sans cesse.
Si les omabiens m'enragaient et m'enragent encore, c'est ce que je me demande si la marche de l'Histoire suit réellement son cours ou si nous ne sommes pas dans la reprise grotesque de ce qu'a été l'Histoire. Devant la passion des obamiens, je n'avais en tête qu'un passage de Philippe Muray - pour qui la fin de l'histoire est arrivée -, tiré de Chers djihadistes... : « Craignez la fureur des moutons! Craignez la colère des brebis enragées! [...] Craignez le courroux de l’homme en bermuda ! Craignez la colère du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car ! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis. Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement ». J'ai la triste impression que mes contemporains sont des moutons qui se battent pour protéger coûte que coûte leur état d'aliénation. Je ne le dis pas par mépris, je vous l'assure. Je serai, bien sûr, la première à me réjouir si mes contemporains se prenaient d'une passion véritable pour la politique.
Lorsque je parlais de voix dissidentes, je ne voulais pas désigner les républicains. Je voulais plutôt parler d'une voix qui proposerait autre chose - un choix bien au-delà de l'opposition Obama-McCain - que la poursuite du ramollissement, une voix qui proposerait aux individus de penser et d'être enfin libérés de la vie mutilée. Au lieu de ça, partout dans le monde, nous avons célébré - en même temps que la victoire d'Obama - la poursuite de notre ramollissement sous le couvert d'une fausse gauche et l'arrivée de toutes les nouvelles fêtes qui nous feront oublier une fois de plus notre condition.
Si les omabiens m'enragaient et m'enragent encore, c'est ce que je me demande si la marche de l'Histoire suit réellement son cours ou si nous ne sommes pas dans la reprise grotesque de ce qu'a été l'Histoire. Devant la passion des obamiens, je n'avais en tête qu'un passage de Philippe Muray - pour qui la fin de l'histoire est arrivée -, tiré de Chers djihadistes... : « Craignez la fureur des moutons! Craignez la colère des brebis enragées! [...] Craignez le courroux de l’homme en bermuda ! Craignez la colère du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car ! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis. Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement ». J'ai la triste impression que mes contemporains sont des moutons qui se battent pour protéger coûte que coûte leur état d'aliénation. Je ne le dis pas par mépris, je vous l'assure. Je serai, bien sûr, la première à me réjouir si mes contemporains se prenaient d'une passion véritable pour la politique.
Lorsque je parlais de voix dissidentes, je ne voulais pas désigner les républicains. Je voulais plutôt parler d'une voix qui proposerait autre chose - un choix bien au-delà de l'opposition Obama-McCain - que la poursuite du ramollissement, une voix qui proposerait aux individus de penser et d'être enfin libérés de la vie mutilée. Au lieu de ça, partout dans le monde, nous avons célébré - en même temps que la victoire d'Obama - la poursuite de notre ramollissement sous le couvert d'une fausse gauche et l'arrivée de toutes les nouvelles fêtes qui nous feront oublier une fois de plus notre condition.
Musique actuelle: The Organ - Don't be angry
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