J'avais rendez-vous chez ma femme mariée il y a de cela maintenant quelques heures. Je suis arrivée un peu en retard. Ça n'a pas fait en sorte que j'évite une mauvaise rencontre. Son mari, tout heureux et souriant, m'a fait entrer dans leur demeure en me demandant si j'étais bien Mademoiselle Albertine. J'ai fait la timide afin de cacher un malaise plus profond. J'ai hoché la tête à l'affirmative. Le mari a même ajouté : « Brigitte m'a dit que vous écrivez. De la littérature, c'est ça? ». J'ai bredouillé un tout discret « ouais, de la littérature » alors qu'elle arrivait sur les entrefaites. J'espérais qu'elle pourrait voir mon regard qui l'implorait de mettre un terme à la conversation. Son mari lui a demandé si nous allions sortir. Elle a répondu non. Il avait l'air intrigué et amusé : « Alors vous allez faire quoi? Jouer aux cartes? ». Je vous ai déjà dit que son mari est un intellectuel respectable que j'estime beaucoup. Il est aussi un « comique ». Un intellectuel, un universitaire de surcroît, peut être drôle, mais lui, non! Il met toutefois beaucoup de coeur pour l'être. Que voulez-vous, ce n'est pas donné à tout le monde! Brigitte lui a répondu que nous allions en effet jouer aux cartes en regardant les soaps d'après-midi à la télé. Il était heureusement sur son départ. Il m'a dit qu'il avait été ravi de faire ma connaissance et qu'il s'excusait de nous laisser seules à nos belles occupations. « Je regrette de ne pas être des vôtres ». Si seulement, il savait à quel point! Aussitôt que la porte fut refermée, nous étions déjà dans les bras l'une de l'autre. Je m'empressais d'ouvrir son pantalon. Elle est toujours en manque, mais aujourd'hui ça atteignait un sommet. Elle m'a dit qu'elle s'était masturbée trois ou quatre fois le matin et que ça avait aggravé son état au lieu de la combler. Je ne me plaignais pas. Oh Dieu, non!
Musique actuelle: The Cure - Boys Don't Cry, Just Like Heaven
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